Vivi Shungu, fille de Papa Wemba: « La parcelle de Ma Campagne n’est pas à vendre

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Victoire Shungu Vivi est l’une des filles du chanteur Wembadio Shungu Papa Wemba mort, il y a trois ans, sur scène à Abidjan (Côte d’Ivoire).

Malheureusement, la tombe de celui qu’on appelait ‘‘100% ’’ est abandonnée par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) qui l’avait enterré provisoirement à la nécropole Entre Terre et Ciel de la N’sele, à Kinshasa.

A l’occasion du 3ème anniversaire de son père, Vivi est sortie de son silence pour fustiger l’indifférence des autorités congolaises, qui n’arrivent pas à réaliser leur promesse de construire une pierre tombale moderne pour cette légende de la musique congolaise.

Elle a également éclairé la lanterne par rapport aux folles rumeurs sur une éventuelle vente de la parcelle laissée par son papa au quartier huppé de Ma campagne, à Kinshasa.
C’était dans une interview exclusive accordée à Afrique Infos Magazine INFO. Entretien.

Afrique Infos Magazine : Ça fait trois ans depuis que le chanteur Jules Shungu Wembadio dit Papa Wemba, votre père biologique, est décédé. Dans quel état d’esprit commémorez-vous ce triste anniversaire de sa disparition ?

Victoire Shungu (Vivi) : Nous célébrons cette date dans la joie, dans le partage et, surtout, en toute humilité et avec une simplicité comme fut notre papa.

AIM : Comment vivez-vous dans la famille actuellement sans votre géniteur biologique, 3 ans après sa mort brutale à Abidjan ?

VS : Personnellement, mon histoire est un peu particulière parce que je n’avais pas eu l’occasion d’enterrer papa. J’étais enceinte de mon premier fils en France, qui était presqu’à terme. A 7 mois de grossesse vers presque le 8ème mois, mon père est décédé à Abidjan. Et ça fait pratiquement deux ans que je ne suis pas venue à Kinshasa. Raison pour laquelle, je tenais à être cette fois aux côtés de maman parce que mes sœurs et mes frères travaillent en Europe. Du coup, je vous dirai que c’est à la fois difficile mais aussi un bonheur de voir que les gens sont venus nombreux pour participer à cette commémoration. Ça prouve que personne ne l’a oublié : ‘‘Papa forever’’. Vraiment, ça fait du bien. Car, mon papa est toujours là dans l’esprit des Congolais.

AIM : Contrairement à son propre pays, la RDC, la Côte d’Ivoire organise chaque année un évènement en mémoire de cette icône de la musique africaine. Que dire face à cette indifférence des autorités congolaises qui ne font pratiquement rien à la date de sa mort ?

VS : Je ne sais pas trop ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire (Abidjan) cette année, à l’occasion de ce troisième anniversaire de la disparition de mon père. En tout cas, s’ils ont fait quelque chose de grand, tant mieux. Et, encore une fois, merci au peuple Ivoirien. Mais, honnêtement, je pense que ce n’est pas trop grave, si le Congo, son pays, n’a pas fait grand-chose. Vous-même, vous étiez convié à la soirée commémorative à la résidence à Ma Campagne, où nous avons organisé une petite cérémoniale avec la présence de personnalités. Vous êtes témoin de la manière dont les choses se sont déroulées bien. C’était magnifique ! On était entre nous ! Tout le monde était là. On a célébré avec brio le 3ème anniversaire de la mort de papa. Mon père était une personne très simple. C’est l’essentiel. Je trouve que c’est vraiment honorable par rapport à notre organisation interne.

AIM : On apprend que les violons ne s’accordent pas entre votre maman et la famille de votre défunt père. Qu’est-ce qui se passe concrètement ?

VS : Je crois que tout va bien grâce à Dieu entre nous. Des couacs… Ouf ! Je n’en sais rien. Personnellement, je ne m’intéresse pas à tout ce qui se dit à l’extérieur de notre famille. Sincèrement, je ne regarde pas trop des réseaux sociaux. Peut-être, vous ne le savez pas. De son vivant, papa nous écartait du milieu public, des médias congolais et surtout de la musique. Honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire à ce sujet.

AIM : Confirmez-vous la mise en vente de la parcelle de Ma Campagne qui est considérée comme résidence officielle de Papa Wemba ?

VS : C’est une fausse information. Méfiez-vous en. La parcelle de Ma -Campagne n’est pas à vendre. Pour le moment, il n’y a aucune vente qui est d’actualité, en ce qui concerne cette résidence où vivait mon père jusqu’à sa mort.

AIM : Que ressentez-vous lorsque vous voyez la tombe de votre papa abandonnée, dans cet état qui ne reflète pas sa grande dimension d’une star de renommée internationale ?

VS : Je pense qu’il serait mieux de laisser à Henri Noël Mbuta Vokia, qui sait beaucoup de choses à ce sujet. Mais, c’est triste de constater que trois ans après, rien n’est fait au cimetière de papa. Et, les autorités du pays nous ont promis qu’elles devraient y mettre une pierre tombale. Je pense qu’au niveau de la famille, nous ne manquons pas de moyens et papa avait ses amis qui peuvent faire aussi quelque chose. Mais, on se réserve en attendant la promesse faite par les autorités. Je sais qu’il y a continuité de l’Etat.

Propos recueillis par Jordache Diala

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