RDC-Médecine : Dr Rachel Ngwangwa invite le gouvernement à mettre en place des centres nationaux de prise en charge des brûlés

0

C’est un travail de 39 pages porté sur le profil épidemio-clinique et thérapeutique des brûlures thermiques au service de chirurgie générale que la jeune chercheure d’une vingtaine d’années désormais Docteur en médecine, Rachel Ngwangwa Ilonga a fait.

Elle s’est préoccupée de savoir non seulement le vrai profil épidemio-clinique des brûlures thermiques, mais aussi son traitement. Autrement dit, comment soigner les brûlures thermiques.
Au terme de cette étude réalisée à l’Hôpital Général de Référence de l’Institut Médical Evangélique (IME), à Kimpese, au Kongo Central, Dr Rachel Ngwangwa est arrivée à une conclusion et des recommandations satisfaisantes validées par des éminents professeurs d’universités au cours d’une défense publique, mardi 17 septembre 2019, à l’Université Protestante du Congo (UPC).

Dans son exposé, Dr Rachel Ngwangwa a démontré que les brûlures représentent une affection fréquente. Ce sont des lésions localisées des téguments avec ou sans atteinte des structures sous-jacentes produites par un certain nombre d’agents traumatiques : corps chauds, substances chimiques corrosives, courant électrique, rayons ionisants.
Elles sont majoritairement bénignes, c’est-à-dire légères, sans gravités, de cause accidentelle. Mais, elles peuvent se révéler graves et mortelles.
« Les brûlures a-t-elle expliqué, touchent tous les âges de la vie ainsi que toutes les populations ».
Les plus graves sont responsables de séquelles non seulement physiques mais également psychologiques avec un coût non négligeable pour la société.
Leur prise en charge nécessite habituellement des moyens importants et particulièrement coûteux.

Se référant à une étude française, Dr Rachel Ngwangwa a dit que, malgré les nombreuses actions de prévention, 500 000 personnes se brûlent encore chaque année, parmi lesquelles, 10 000 sont hospitalisées, 3 500 sont directement envoyées au centre de traitement spécialisé et 1000 décèdent.
Pour cette jeune chercheuse congolaise, les patients brûlés en Afrique meurent généralement de deux causes : précocement des suites du choc post-brûlure et, plus tardivement, des suites du spesis et de la défaillance multiviscérale.

Que faire alors ?
‘‘Aux grands maux, des grands remèdes’’, dit-on. De Rachel Ngwangwa recommande aux autorités politiques de mettre sur pied des centres nationaux de prise en charge des brûlés avec une politique sanitaire adaptée.
Aux structures sanitaires, elle conseille une formation continue des différents acteurs intervenant au ramassage d’un brûlé : le respect des protocoles préétablis surtout en termes de formule de remplissage, la bonne tenue des dossiers et, si possible, l’informatisation des données.

Guy Elongo

Partagez.

Laisser un commentaire