RDC : Félix Tshisekedi honore Nicole Sulu en clôturant le 5ème Forum économique Makutano

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C’est en présence du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo accompagné de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi et des invités de marque, que la 5ème édition du Forum économique Makutano sous le thème « Booster la croissance et la compétitivité de la RDC LEVIERS INNOVANTS » a été clôturée, samedi 07 septembre 2019 au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa. La cérémonie de clôture a été marquée par un panel interactif des personnalités sous la modération du Journaliste Alain Foka de RFI.

Félix Tshisekedi condamne les violences xénophobes « conjoncturelles » en Afrique du Sud

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo , Mme Helen Jonson du Libéria, Dr Cheick Kante du Sénégal et Mahamat du Ghana ont réaffirmé l’importance de la Zone de libre échange africaine (ZILEC). Dans la foulée, le Chef de l’État congolais a condamné les violences xénophobes en Afrique du Sud. Toutefois, il a considéré que ces « violences sont conjoncturelles et ne sauraient ébranler la détermination des africains de vivre ensemble ».

Évoquant l’aspect « développement » de son pays, Félix Antoine Tshisekedi a indiqué que sa stratégie est de diversifier l’économie, principalement dans l’agriculture et les nouvelles technologies.

« L’énergie est l’une de nos priorités. Cela aide à développer rapidement la République Démocratique du Congo », a-t-il ajouté. Durant 48 heures, près de 500 chefs d’entreprises et personnalités, venus de 20 pays africains, ont échangé sur les leviers innovants susceptibles de booster la croissance et la compétitivité́ de la République démocratique du Congo face aux grands bouleversements mondiaux : Intelligence artificielle, changement climatique, transition énergétique, économie durable.

À l’ouverture du 5ème Forum économique Makutano, vendredi 06 septembre 2019, son initiatrice Nicole Sulu a salué la présence de cinq Chefs d’État africains (anciens et en fonctions) qui ont répondu à l’appel du réseau d’affaires Makutano afin d’échanger avec le secteur privé.

« Ces cinq présidents avec nous, pour cette cinquième édition du Makutano, incarnent cette Afrique qui a déjà changé de paradigme. Leur seule présence marque à l’évidence que le lien entre le peuple et le sommet de l’État existe », s’est-elle réjouie.

Nicole Sulu a salué la nouvelle ère de « dialogue » et de « confiance » entre les dirigeants et les forces vives africaines, se disant
« convaincue que le temps de l’Afrique est arrivé ».

« Notre Afrique, a-t-elle précisé, ne peut plus être perçue comme un simple marché pour les autres. Il est grand temps qu’elle se diversifie et se valorise pour jouer un rôle majeur à l’échelle du monde ».

Dans son entendement, c’est clair que cela ne se fera pas sans la RD Congo, au regard de son potentiel et de sa situation géostratégique au cœur du continent.

Dans son intervention, le directeur général de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANAPI), Anthony Nkinzo a affirmé que « le véritable décollage économique n’est possible que par la mise en place d’un État fort, protecteur, et qui s’engage pour le renforcement de la sécurité juridique et judiciaire dans la pratique des affaires ».

« Cela a comme conséquences logiques la mise en place d’un secteur privé prospère et fort, clé de la compétitivité et de la croissance, gage de la mise en place d’une classe moyenne solide, d’une économie compétitive et forte », a-t-il fait remarquer.

Le président Félix Antoine Tshisekedi pense que la relance de la croissance et l’appropriation de l’économie par ses concitoyens mettent l’État et le secteur privé face à un triple défi.
Celui des capacités, du financement et surtout de la volonté politique d’œuvrer pour l’intérêt de la Nation congolaise dans un monde ouvert.

Un réseau d’affaires et un think tank de la RDC

Sultani Makutano est un réseau d’affaires et un think tank de la République démocratique du Congo.
Créé en 2014 par Nicole Sulu, femme d’affaires RD-congolaise, il s’est donné pour objectif de participer à la réappropriation de l’économie congolaise par les nationaux via un dialogue « rénové, basé sur la confiance et débarrassé des lourdeurs protocolaires » entre chefs d’entreprises nationaux, locaux ou issus de la diaspora, d’une part, et entre les acteurs économiques nationaux, les décideurs publics, les bailleurs internationaux et les investisseurs étrangers, d’autre part.

Clément Muamba
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