RDC : pourquoi la DGDA veut tuer Internet

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Si, sous d’autres cieux, le numérique occupe une place de choix dans le processus de développement, en RD Congo par contre, la situation s’avère être inquiétante. 

Le prix de l’accès à Internet est devenu aujourd’hui un casse-tête pour la population, depuis la mise en application de la taxe des accises de 10% sur l’initiative de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) en mars 2018.

Cette taxe pèse considérablement sur les fournisseurs et consommateurs d’Internet alors qu’ailleurs.
Les États investissent des moyens colossaux dans le développement des infrastructures de transport des données numériques, réduisent les contraintes dans la perspective de permettre, à tous, un accès libre et à coût réduit.

Le paiement de cette taxe de trop est une démarche obscure dans un pays où le niveau de la pauvreté s’accroît du jour le jour. Augmenter le prix d’accès à Internet est synonyme de priver à la majorité de la population l’accès à l’information en la déconnectant du reste du monde. Avec un taux faible de seulement 6% des Congolais qui s’offrent le service Internet, cette augmentation risque d’empirer davantage la situation en rendant l’accès à l’Internet encore plus luxueux suite à l’application de cette taxe d’accises de 10%. Eu égard à cette situation, on se demande pour quelle raison la DGDA et ses partenaires dans le gouvernement de Tshibala avaient entrepris une telle démarche machiavélique pour tuer le service Internet en RD Congo avec cette taxe qui rend le prix d’accès à l’Internet extrêmement coûteux.

Faire du numérique congolais un levier de croissance économique

Bien que volontariste et ambitieux, le Plan national du numérique initié par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, risquerait de buter sur la loi n°0 18/002 du 13 mars 2018 portant Code des accises au pays de Patrice Emery Lumumba.
L’atelier sur le Plan national du numérique a comme mission de réfléchir sur comment « faire du numérique congolais un levier d’intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social » devrait se pencher sur la question de cette épineuse taxe en vue de sursoir à son application et renvoyer la question au parlement.

*Ndotonews.com*

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