RDC-Beni : la Lucha exige la fin de l’insécurité, exhorte l’armée à lancer la traque des ADF

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Les militants du mouvement pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha) ont organisé une marche pacifique, samedi 14 septembre 2019, à Beni, au Nord-Kivu (Est de RD Congo).

L’objectif principal de la marche était de fustiger la montée en flèche de l’insécurité à Beni. Il a été également question, pour ce mouvement citoyen, d’exhorter les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à lancer des opérations militaires offensives contre les présumés rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF) dans la région de Beni.

La manifestation est partie du rond-point du 30 juin via le boulevard Nyamwisi jusqu’à l’Hôtel de ville de Beni. Là, les manifestants ont lu et déposé un mémorandum adressé à l’autorité urbaine.

*L’extrait du mémorandum*

En analysant la situation sécuritaire actuellement vécue en ville de Beni au cours des deux dernières semaines, plusieurs cas de tueries, enlèvements, cambriolages, pillages, tracasseries nocturnes et tortures ont été enregistrés sous l’œil impuissant, notamment de la Police nationale congolaise (PNC), des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de l’Agence nationale de renseignement (ANR).
Cette situation a été à l’origine de la disparition brutale de nos compatriotes lâchement abattus par balles et de la perte de plusieurs biens dans certaines familles pourtant démunies des moyens d’approvisionnement pour leur survie.
Les cas récents enregistrés étaient, notamment l’assassinat d’un jeune, membre du groupe de pression la Véranda Mutsanga, section de Beni, répondant au nom de Kambale Kathavali Jackson abattu le mercredi 4 septembre 2019 à son domicile, situé dans la commune Mulekera, quartier Butsili, cellule Labu, dont les auteurs ne sont pas encore identifiés et arrêtés jusqu’à ce jour.
Comme si cela ne suffisait pas, quelques jours plus tard, la jeune fille Léonce Mayele, âgée de 12 ans et écolière à l’école primaire Kuka, avait été violée avant d’être tuée et tirée derrière leur maison nue le 9 septembre 2019, vers 15h00 au quartier Masiani, cellule Kuka, toujours dans la même commune de Mulekera.

Après la réception du mémorandum, le maire de Beni, Nyonyi Bwana Kawa Jean-Edmond, a promis aux manifestants de s’impliquer dans la restauration de la paix et de la sécurité à Beni.

Fabrice Ngima

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