RDC : Baisse sensible de cas des violations des droits de l’homme

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Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme ( BCNUDH) en République démocratique du Congo a annoncé, mercredi 30 septembre 2020 à Kinshasa, que la RDC a enregistré, depuis août 2020, une baisse de 9% des cas de violations des droits de l’homme.

« Durant tout le mois d’août 2020, mon Bureau a documenté 669 violations des droits de l’homme sur le territtoire de la RDC, soit une diminution de 9% par rapport au mois de juillet, où l’on a enregistré 739 violations et un retour à des chiffres comparables à ceux de juin 2020 dont 670 violations », a déclaré le représentant pays du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Abdoul Aziz Thioye.

Il a ajouté que cette baisse s’explique par une réduction du nombre des violations attribuables à des agents de l’État à la quelle -12%, ainsi qu’au nombre d’atteintes commises par des combattants de groupes armés qui est de -7%.

Par ailleurs, près de 93% des violations documentées en août 2020 ont été commises dans les provinces affectées par les conflits en RDC.

On note près de 621 violations qui ont entrainé la mort d’au moins 274 civils dont 52 femmes et 27 enfants.

Par contre, dans les provinces non affectées par les conflits, il y a eu 48 violations des droits de l’homme, documentées au mois d’août 2020, soit 7% des violations sur l’ensemble du territoire.

S’agissant des cas de violences sexuelles liées aux conflits, le BCNUDH a documenté 22 victimes adultes en juillet 2020, soit une réduction significative par rapport au mois précédent où l’on a enregistré 30 victimes.

Abdoul Aziz Thioye a déclaré que le BCNUDH assure un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et procède à des analyses des tendances y relatives dans le pays.

Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités congolaises afin qu’elles prennent les actions nécessaires et traduisent en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme.

Pour sa part, le porte-parole a.i de la Monusco, Matthias Gilllmann, a précisé, au cours de ce point de presse de la Monusco à Kinshasa, que son institution travaille avec le gouvernement congolais sur une stratégie de transition conjointe vers un retrait de la mission, conformément à la demande du Conseil de sécurité.

« il est important de comprendre que la Monusco ne quittera pas la RDC de manière précipitée. Elle travaille à un retrait progressif, responsable et durable, qui permette à la RDC prendre elle même en charge sa sécurité et sa stabilité. Le retrait sera progressif, par étapes et en tenant compte de l’évolution de la situation le terrain et des besoins de protection de la population», a t- il ajouté.

Situation sécuritaire à l’Est du pays

Selon le Lieutenant-colonel Tabore Haidara Moctar, porte-parole militaire de la Monusco, la situation sécuritaire reste imprévisible dans les différents provinces de l’Iturie, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
A l’en croire, les dernière semaines ont été marquées par des incidents perpétrés par des groupes armés au cours desquels des populations civiles et les Forces de défense sécuritaire ont perdu la vie.

Princesse Iso Bomba

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