RDC-AFDC-A : Bahati Lukwebo porte plainte contre Néhémie Mwilanya, Néné Ilunga et Steve Mbikayi

0

Chose promise, chose faite. Le sénateur et Autorité morale de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, Modeste Bahati Lukwebo a déposé, jeudi 18 juillet 2019, sa plainte à la Cour de cassation contre ses anciens alliés du Front commun pour le Congo, notamment son coordonnateur du front Néhémie Mwilanya, Steve Mbikayi et Néné Ilunga Nkulu.

Aux termes de l’extrait de la plainte dont Afrique Infos Magazine a pris connaissance, le sénateur Bahati leurs reproche, en sa qualité d’Autorité morale de l’AFDC et Alliés, d’usurpation de pouvoir et abus de pouvoir ainsi que les menaces auprès de ses compères qui, après son limogeage au sein du FCC, Néné Ilunga s’est autoproclamée présidente de la conférence des chefs des partis du regroupement AFDC-A, a convoqué des réunions, voire même conduit une délégation auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda alors qu’elle n’a pas qualité, ni mandat et n’est encore moins présidente d’aucun parti politique.

D’après le professeur Bahati , Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC) s’autorise de lancer des menaces contre les élus de L’AFDC, leur demandant de limoger Bahati, président actuel du regroupement AFDC-A, au risque de perdre leur mandat. Et, de leur part, ils ont nommé Néné Ilunga Nkuku, dudit regroupement politique, présidente.

« Le FCC n’a pas de personnalité juridique et sa charte ne prévoit aucune sanction à l’égard de ses membres car ne disposant pas de Règlement intérieur. Selon l’article 4 de ladite charte, chaque membre garde son autonomie. D’où, les sanctions de suspension et de radiation ne reposent sur aucun fondement juridique », a expliqué Bahati Lukwebo.

En marge d’une conférence de presse tenue mardi 16 juillet 2019 au Palais du peuple, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo avait appelé le Premier ministre Ilunga Ilunkamba à accélérer l’identification de la nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, en considérant la proportion de son regroupement politique.
Il l’invite, par ailleurs, à entamer les consultations en vue de la formation du prochain gouvernement.

Au sujet des élus qui ont décidé de demeurer au sein du FCC et d’ores et déjà qualifiés de “dissidents”, il leur rappelle qu’ils ont un mandat de son regroupement AFDC et Alliés et non celui de la plateforme Front commun pour le Congo( FCC) qui, de surcroît, n’est pas reconnu par l’État congolais.
Pour ce faire, il les invite à revenir à la raison afin d’éviter tout désagrément qui pourrait, dans le cas le plus extrême, conduire son regroupement à les ester en justice.

Le ministre honoraire en charge du Plan a aussi dénoncé la politique de débauchage usée par le FCC à l’éndroit de ses élus, tout en mettant en jeu des promesses de postes, mais aussi la tentative du dédoublement orchestré par la partie menée par le duo Néné Ilunga Nkulu et Steve Mbikayi.

Clément Muamba

Partagez.

Laisser un commentaire