Nécessité du collectif budgétaire : le VPM Mayo a éclairé la lanterne des Députés

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Mercredi 6 mai 2020, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a répondu, devant l’Assemblée nationale réunie séance plénière (quorum réduit, pour cause de COVID-19), à une question d’actualité lui adressée par le député 

François Nzekuye (FCC), sur la riposte contre le COVID-19 et les conséquences de cette pandémie sur l’économie nationale.

La délégation gouvernementale était composée des vice-Premiers ministres et ministres

Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Me Jean-Baudouin Mayo a planché sur la nécessité d’un collectif
budgétaire, en réponse à une question du député Mayembo.

 » La préoccupation de l’Honorable Mayembo consiste à savoir pourquoi, nous, Gouvernement de la République, nous nous apprêtons à amener, devant l’Assemblée Nationale, un collectif budgétaire, quelques semaines ou quelques mois seulement après le début de la pandémie du COVID-19. Et qu’allons-nous faire, six mois après ? « , a-t-il demandé.

Et de poursuivre :

« Je le remercie pour cette question, qui a toute son importance. Je dirai d’emblée que c’est une Loi que vous-mêmes, Députés Nationaux, avez votée. Et cette Loi est un ensemble de prévisions de Dépenses et de Recettes. Ce Budget est toujours soumis à des aléas endogènes comme exogènes. Et dans la Loi des Finances Publiques que vous avez vous-mêmes votée, il est prévu que, lorsque les circonstances changent, c’est-à-dire lorsque les conditions d’exécution de la Loi Budgétaire changent, le Gouvernement doit se présenter devant les deux Chambres du Parlement, avec un collectif budgétaire. C’est même une OBLIGATION LEGALE. Ne pas le faire, voilà ce qui serait mauvais… ».

 » COVID-19 a modifié gravement les conditions économiques. Ce qui a des conséquences sur la vie sociale ! On parle même de RECESSION, dans des pays développés comme la France,
notamment ! Or nous, en République Démocratique du Congo, nous avons une économique extravertie, en relation avec ces économies-là. Ainsi, l’activité de l’IMPORT-EXPORT est pratiquement à l’arrêt ! En plus, le Gouvernement a pris des mesures pour soutenir l’activité économique. Et ces mesures ont notamment trait à la diminution de certaines taxes et de certains Impôts, qui constituent une part importante des recettes budgétaires prévues dans le Budget 2020.
Il faut donc, pour le Gouvernement, de manière responsable, obéir à la Loi des Finances et déposer un collectif budgétaire devant le Parlement, afin de rectifier les prévisions des
Recettes et de Dépenses, en tenant compte des ravages causés par la pandémie du COVID-19 sur l’Economie de notre pays « , a conclu le VPM du Budget.

Danny Ngubaa

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