Sans album, après une décennie, sur le marché du disque, revoici Didi KEMBWARSS qui refait surface avec une nouvelle aubade musicale intitulée « Sentimentalement Vôtre ». Ce grand parolier et chanteur congolais laisse entendre que son disque 100% amour sera disponible à partir de l’année 2019. Donc bientôt, un disque percutant, révèle-t-il, dans un entretien avec la presse kinoise, depuis la France où il a élu domicile. Très conscient du riche travail abattu dans cet album, cet artiste de la diaspora est déterminé à offrir une musique du genre rumba de qualité destinée à un public responsable.
Lisez-le, à travers, ces propos :
Pourquoi avez-vous donné à votre album le titre de « Sentimentalement Vôtre » ?

Didi Kembwarss : D’abord, il faut l’écouter pour plonger dedans. « Sentimentalement vôtre » est une déclaration d’amour. Ce sentiment là, au moment où, il se déclare, est réciproque et englobe beaucoup de personnes qui s’y trouvent ou qui rêvent de vivre ça. Je souhaite qu’en l’écoutant, qu’on soit imprégné d’une sensation de bonheur, de bien-être. Dans cet album, je ne chante que l’amour, encore et toujours l’amour. Cet amour est contagieux et se partage. Le disque est constitué de 4 chansons d’amour, à savoir : « Miami Forever », «Malochris », « Sévérine 20 ans déjà » et « Mon Dieu, mon Roi ». Je demande au public et aux médias de bien l’écouter. Ils retrouveront de belles et succulentes oeuvres et aussi la voix exceptionnelle d’une chanteuse d’exception : KRISTY DIAMOND, dans la chanson « Malochris ».

Entre les styles ‘‘Odemba’’ de Franco et ‘‘Fiesta’’ de Tabu Ley. Quel est votre style de prédilection ?

DK : Mon école, c’est l’école Fiesta avec le seigneur Tabu Ley. D’ailleurs, il était mon invité spécial dans une émission présentée par Alain SAINT PIERRE à la Radio Africa N° 1 quand j’ai sorti mon album « Mehdi » en 1997. C’est grâce à FAYA TESS, que j’ai pu approcher le Seigneur Ley. Je lui ai demandé s’il voulait être mon invité, il a dit oui. J’étais surpris ! Je ne m’attendais pas à ce qu’il puisse se déplacer pour moi. Le jour de l’émission, Tabu Ley m’a dit : désormais, tu fais partie de l’école de l’Afrisa international.

Pouvez-vous nous raconter votre histoire avec la musique ?

DK : J’ai la musique en moi. C’est depuis le sein de ma mère. J’ai commencé à écrire des chansons très tôt, à l’âge de 7 ou 8 ans. Et depuis, je n’ai jamais arrêté. Je dispose de plus de 500 chansons dans mon répertoire dont une quarantaine en français avec de la variété française. Déjà, à 17ans, j’ai fondé mon propre groupe qui s’appelait GLORIA STAR. A l’époque, nous répétitions à la commune de Matete. J’ai ensuite été à la création d’un autre groupe musical qui s’appelait LAS BEAS ATOUZA, à Lemba. Malheureusement avec ces deux orchestres, je n’ai pas fait de sorties officielles. J’ai aussi fait partie du groupe Sophistica (version originale) de Matonge où j’ai connu et appris mes premières expériences sur la scène de spectacle. Mais tout ça n’est rien comparé à ma rencontre avec un très grand guitariste, VERON BOBO à qui j’amenais mes chansons pour m’accompagner. Cet homme m’a appris à poser ma voix, à écouter la guitare quand je chante. A chaque fois, je venais avec de nouvelles chansons, il faisait les rythmiques. Quelques fois, j’allais aussi voir KOFFI OLOMIDE avec mes chansons. C’était avant la création de son Quartier Latin. Monsieur Veron Bobo est cet homme qui a appris à Koffi Olomidé à jouer de la guitare. C’est toujours lui que Koffi a sollicité pour recruter les premiers musiciens de Quartier Latin.

Quant est-ce que les mélomanes kinois vont vous retrouver sur scène ?

DK : Pour l’instant, un seul rendez-vous à retenir, c’est « SENTIMENTALEMENT vôtre ». Mais, j’envisage également de mettre en place un groupe musical qui devra m’accompagner dans mes prestations en live et surtout pour enregistrer un générique à partir de Kinshasa. Je pense que la suite sera dévoilée, par la suite.

Propos recueillis par Vicaire MFUMU MPETELO
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