Mois de la femme : Mamie Fatima plaide pour une bonne prise en charge de femmes vivants avec handicap

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Faisant une sorte d’évaluation de la journée du 8 mars, telle que célébrée en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa la capitale, la président de l’Union pour la dignité des femmes et jeunes africains (UDIFA), Mme Mamie Fatima Lusawovana a déploré le faible taux de participation des femmes à cette journée, et surtout la marginalisation de certaines couches des femmes, à l’instar des femmes vivants avec handicap. Mamie Fatima Lusawovana plaide pour une bonne prise en charge de cette catégorie de femme, d’autant plus que, ces femmes, dit-elle, font toujours partie de la société.

Mamie Fatima Lusawovana qui est aussi 3ème Vice-coordonnatrice du Collectif des Associations affiliées à l’UNC (CAA/UNC), l’a dit à notre hebdo, vendredi 15 mars, dans un entretien, au siège de son ASBL. A la question de savoir pourquoi il y a eu ce faible taux de participation des femmes à l’activité du 8 mars, et pourtant c’est leur journée. Mamie Fatima Lusawovana laisde entendre que le gouvernement ne parvient toujours pas à aider la femme à bien comprendre le sens de cette journée. Les femmes, explicite-t-elle, sont déconnectées de la vraie réalité. « Pour plusieurs femmes, la journée du 8 mars, veut-dire acheter un pagne et partir boire et danser le soir quelque part avec les amies, collègues et associations jusqu’à l’ ivresse », regrette Mamie Fatima Lusawovana, précisant que pour elle, la journée du 8 mars devait plutôt être une journée de rappel historique du combat de la femme. La femme, ajoute-elle, devait savoir d’où nous sommes partis pour arriver à cette date du 8 mars 1977 que nous commémorons chaque année.
Que doit-on faire au juste? En tout cas, la présidente de l’UDIFA soutient l’organisation des conférences débats, des ateliers de renforcement des capacités à des occasions pareilles, et aussi la sensibilisation de terrain pour d’autres classes sociales, le cas de celle des mamans maraichères et des femmes vivants avec handicap. Mamie Fatima Lusawovana ne parvient pas à contenir ses larmes, lorsqu’elle croise, le 8 mars, une maman vivant avec handicap venue fêter avec les siennes, abandonnée après à son triste sort.
Au passage, Mamie Fatima a salué la bravoure du secrétaire interfédéral adjoint de l’UNC, Mme Mado Madusa qui abat un travail de titan et qui s’est battue pour la réussite de cette journée.
Et en guise de conclusion, Mamie Fatima Lusawovana pende que les hommes doivent être les vrais partenaires des femmes, ils doivent aider les femmes à bien célébrer leur journée du 8 mars.

Guy Elongo

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