Mbuji-Mayi : la population boude le prix de vente du maïs du Service national

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La population mbujimaïenne est « mécontente » du prix fixé par le Service national (SN) pour la vente du maïs provenant de Kanyama Kasese.

En effet, selon une équipe du SN qui a convoyé la cargaison de cet aliment de base à Mbuji-Mayi, le prix d’un sac de 50 Kg contenant 16 mégas est de 52 500 FC. D’où, un méga doit coûter 3300 FC.
C’est une situation incompréhensible pour les consommateurs qui s’en prennent au gouvernement provincial qui, arguent-ils, ne s’est « pas investi pour remédier à la crise alimentaire « .
La population « très en colère », s’étonne du tapage fait autour du maïs du SN, alors que le prix de vente  » exorbitant » n’a pas été dévoilé au préalable.

«Je suis très navré d’apprendre qu’on nous ait amené le maïs dont le prix de vente est exorbitant. C’est ça le maïs dont on nous parlait et pour lequel le gouverneur a fait le carnaval dans la ville comme s’il était distribué gratuitement !
Était-ce nécessaire qu’on fasse tout ce tapage pour, enfin, nous le vendre à 3300 FC le méga? Quand vous prenez le prix du maïs d’autres provenance s et celui fixé par le Service national, en quoi le gouvernement provincial a-t-il contribué à remédier à la crise alimentaire ? Il est mieux de nous laisser souffrir en achetant notre maïs-là à 4500 FC que de nous secouer avec celui-ci (du Service National)», s’est indigné un habitant rencontré au marché Bakwa Dianga, visiblement très fâché.

La majorité des personnes interrogées plaide pour la réduction du prix de cette denrée alimentaire.
«Au cas contraire, que le Service national reprenne son maïs, car il vient appauvrir davantage le peuple », affirment ces habitants. Ils pensent, d’ailleurs, que la quantité envoyée est une goutte d’eau dans l’océan, au regard de la population à servir.

Informé de ces plaintes, le gouverneur de province, Jean Maweja Muteba, a appelé les Est-kasaïens à la patience, annonçant que le prix de ce maïs sera discuté entre le gouvernement provincial et le Service national.
Toutefois, il a reconnu que la quantité envoyée est insuffisante. D’où, faut trouver des solutions avant que ce lot de mzis se vide.

Roger Stéphane Ilunga

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