C’est un difficile retour à la vie normale pour les déplacés du conflit de la région du Kasaï vivant dans la province du Kwilu.

Dans son agenda de travail pour son nouveau mandat, la députée nationale de l’UDPS, Eugénie Tshiela Kamba, s’approprie la vision du président du Félix Tshisekedi d’améliorer d’abord le social des Congolais.

Sur place à Kikwit , plusieurs Congolais vivent dans des conditions de vie d’une précarité sans précédente. Et, parmi eux, il y a les rescapés des atrocités Kamuina Nsapu qui ont fui l’espace Grand Kasaï pour se réfugier dans plusieurs provinces de la RDC, et dans les pays voisins.

Cette situation justifie la tournée organisée, depuis le week-end, par cette élue nationale pour se rendre compte de ce qui peut être possible à faire pour le retour des déplacés dans leur province. Eugénie Tshiela en a profité pour lancer un message d’encouragement et d’espoir aux rescapés des atrocités de Kamuina Nsapu vivant à Kikwit.

” Je suis venue vous voir pour observer, de mes propres yeux, comment vous vivez ici à Kikwit. Mais, j’ai compris que votre situation de vie est trop catastrophique. Notre président de la République, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, vous tient vraiment à coeur. Soyez rassurés de son accompagnement”, a t-elle dit.

Dans la ville de Kwilu , ces réfugiés cultivent des arbres fruitiers et des légumes destinés à assurer une partie de leurs besoins alimentaires. Malgré tout, cette initiative n’a pas toujours redonné un brin d’espoir à Tshitita Godet qui a perdu ses parents.

“Quand j’ai fui le village, nous avons marché dans la fôrêt pendant deux semaines. J’ai rencontré mon oncle sur la route car il fuyait aussi. Maintenant, nous vivons ici (dans la ville de Kikwit) chez la belle-famille de mon oncle, les parents de sa femme. Mais, la situation de vie est difficile. D’où, nous saluons la descente de l’émissaire du Chef de l’État , Eugénie Tshiela, en vue d’une éventuelle solution”, a déclaré Tshitita Godet.

Une autre miraculée, Agnès a survécu à un l’incendie de sa maison. Malheureusement, ses six enfants et son mari sont morts incendiés.

“Quand notre maison a été incendiée, je ne sais pas comment je suis sortie de la maison. Je me suis réveillée dans la forêt, inconsciente pendant 2 jours et sans médicament. Je n’avais même pas accès aux médicaments traditionnels. On m’a ramassée avec mes blessures dans la forêt et on m’a portée pendant une semaine jusqu’à Kamwuinya. Mais, aujourd’hui, je suis contente du passage de notre élue nationale Eugénie Tshiela”, s’est réjouie Agnès Mupetu.

Ces déplacés, continuent de fuir les villes où les violences se poursuivent.
Conséquences : l’aide humanitaire s’avère insuffisante. Les organisations, comme le MIP, en appellent à la mobilisation auprès du Chef de l’État.

“Nous avons des ressources limitées qui ne pouvaient servir que 50 ménages. Actuellement, il y a autour de la ville plus de 1.000 (personnes) qui sont dans le besoin, soit autour de 1000 ménages. Donc, nous avons un gap de plus de 800 ménages qu’il faut encore couvrir en assistance agricole”, précise Moïse Muhindo, Responsable du MID à Kikwit.

Durant plusieurs mois, la région du Kasaï etait secouée par des troubles. Le conflit mêle armée, police et milice depuis la mort d’un chef coutumier, il y a près d’un an.

Les chiffres, rassemblés par l‘Église catholique, font état de 1,4 million de déplacés et plus de 3.000 morts.

Jules Ntambwe

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