Kasaï Central : la débauche pendant la Saint Valentin, à qui la faute ?

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Les parents ou la société sont-ils à la base de la débauche observée lors de la fête de la Saint Valentin ? 

Le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï Central a tenu, jeudi 13 février 2020 à la veille de la Saint Valentin, une conférence à l’intention des jeunes leaders avec comme thème  » À qui la faute ? ».
Peter Bakandowa président, du CPJ au Kasaï Central a, dans dons son allocution, fait savoir que cette activité consistait à interpeler la conscience de tout jeune par rapport à ce qu’il doit afficher comme comportement avant, pendant et après cette fête des amoureux.
« Le constat fait par le Conseil provincial de la jeunesse est que, depuis 2014, les adolescents et jeunes du Kasaï Central s’approprient de cette journée avec plusieurs déviations de tous bords.
Et pendant leurs rencontres, plusieurs actes de violences sont enregistrés et, après leurs rendez-vous, au moins une fille est violée.
Un tout premier rapport sexuel est enregistré, une grossesse non désirée est identifié et un virus de VIH/ SIDA est attrapé. Ceci est dû au manque d’une bonne information sur les modalités de la commémoration de cette journée. Conscient de son rôle d’encadrer et de protéger les jeunes, il est inadmissible que le Conseil provincial de la jeunesse observe passivement les déviations de tous bords à l’occasion de la Saint Valentin dont bon nombre des jeunes ne maîtrisent ni le contexte dans lequel elle a vu le jour ni les modalités de la célébration. Voilà pourquoi, il organise en urgence cette séance de sensibilisation des jeunes avant cette date du 14 février sur le thème principal « A QUI LA FAUTE ? ».
 » À qui la faute ? Les jeunes accusent les parents. À qui la faute ? Les parents accusent l’État. À qui la faute ? L’État accuse la société. Mais, réellement, à qui revient la faute ? », s’est interrogé M. Bakandowa.
Pour sa part, le ministre provincial en charge de l’Education à la nouvelle citoyenneté et le Changement des mentalités, Me Blaise Lumpunga, présent à cette activité, « la faute revient à tous « .
« La faute revient à nous tous, à moi, à vous et à la société. Mais, nous devons faire un effort pour que nous puissions changer cette société, changer cette faute qui est devenue maintenant une qualité. Saint Valentin est une journée des amoureux qui ne signifie pas journée de la débauche. Souvent, la jeunesse est en train de prendre cet amour au sens figuré. Nous voulons que l’amour que nous célébrons ce 14 février soit un amour qui est considéré comme amour dans son sens propre », a martelé M. Blaise. En outre, le curé de la paroisse universitaire (Saint Marc) de Kananga, a invité les jeunes à fêter selon l’esprit de Saint Valentin, car ce n’est pas n’importe quel type de fête, mais plutôt une fête de la convivialité où il y a dialogue franc, où il y a invitation des pauvres qui puissent partager ce qu’ils n’ont pas avec ceux qui ont quelque chose.
Ce prêtre a fait savoir que cette fête est l’initiative de l’église catholique.
Mais, au moins il y en a qui pensent qu’elle est païenne et d’autres s’acharnent sur l’origine chrétienne.
Il est à noter que la Saint Valentin se célèbre de diverses manières et c’est variable selon les milieux et les coutumes.

Alexis Mulumba

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