Journée internationale de la jeune fille : celles vivant avec albinisme sensibilisées sur la santé sexuelle et reproductive

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En marge de la Journée internationale de la jeune fille célébrée le 11 octobre de chaque année, l’Association des jeunes féministes de la République Démocratique du Congo  » Si jeunesse savait », en partenariat avec la Fondation Mwimba Texas, a organisé dans la matinée du 14 octobre 2020, à son siège situé dans la commune de Bandalungwa, une grande journée de sensibilisation sur les questions de santé sexuelle et reproductive en faveur des jeunes filles vivant avec albinisme.

L’organisation de cette journée de sensibilisation se justifie par le fait que ces jeunes filles sont exposées aux pratiques sexuelles à risque et, souvent, exclues des programmes de santé par le manque d’accès ou d’informations ou d’un système adapté.

D’où, la nécessité pour  » Si Jeunesse savait » de les outiller sur la question liée à la santé sexuelle et reproductive qui est un droit humain et valable pour toutes les filles.

Dans une méthode participative, les membres de  » Si jeunesse savait » ont échangé avec 30 jeunes vivant avec albinisme sur les méthodes contraceptives, les avancées du cadre légal et sur l’avortement médicalisé.

Parlant des méthodes contraceptives, Vanessa Mika, assistante-directrice des écritures de  » Si jeunesse savait », a indiqué qu’il existe deux méthodes contraceptives (naturelles et artificielles) dont l’utilisation permet à la femme d’éviter des grossesses indésirables.

Parmi ces méthodes contraceptives, elle a cité l’usage correct du préservatif, de la pullule d’urgence, la pullule du lendemain, du stérilet, du coït interrompu de la maman et du calcul sur les règles menstruelles.

De toutes ces méthodes, a-t-elle conseillé à l’assistance, le port correct du préservatif masculin ou féminin.

Elle a insisté sur le fait que le droit relatif à la santé sexuelle et reproductive donne la possibilité aux jeunes de connaitre leur droit et de faire un choix éclairé pour mieux jouir de leurs relations sexuelles en toute sécurité.

Pour sa part, Patrick Maliani Issa, Assistant au programme des Droits à la santé sexuelle et reproductive, s’est attardé sur le thème de cette année à savoir:  » Ma voix, l’égalité pour notre avenir ». Il a affirmé que son association travaille pour la non discrimination.

En ce qui concerne la santé, il a rappelé que l’État congolais est obligé de s’impliquer pour protéger les personnes vivant avec l’albinisme.

 » Vous avez droit à l’information sur la santé sexuelle et reproductive « , a-t-il dit aux jeunes, avant de les appeler à la vigilance.

Il a insisté sur le rapport sexuel consentant, sécurisé pour éviter les grossesses précoces ainsi que les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida.

Abordant le cadre légal sur l’avortement, Patrick Maliani a informé les jeunes vivant avec l’albinisme que la RDC a ratifié, le.9 juin 2008, le Protocole de Maputo qui, dans son article 4, alinéa 2, point C, recommande à tous les États de prendre toutes les mesures appropriées pour protéger le droit de la femme, particulièrement en protégeant le droit à l’avortement médicalisé. Ce dernier n’est possible qu’en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste, de problème de santé mentale et physique de la femme et de déformation cogénitale.

Intervenant en dernier lieu, Idriss Mulumba, a fait savoir que l’OMS a mis sur le marché un produit médical qui permet l’avortement médicalisé. Il s’agit de Misoprostol. Ce produit, sans danger, sans complication, n’est efficace que pour avorter la grossesse de 0 à 3 mois. Et ce, sur prescription médicale.

Il entraîne des effets secondaires tels que maux de tête, crampes, diarrhée, écoulement de sang.

Cette activité est intervenue quelques jours après l’inhumation de Mwimba Texas, qui fut président de la Fondation qui porte son nom.

Ceci démontre que les membres de cette fondation sont déterminés à poursuivre l’oeuvre dont la mission est de défendre , protéger et de promouvoir les personnes vivant avec albinisme et les personnes vulnérables.

Camus Kinkumi.

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