Des travailleurs de la société FAB Congo Sarl, située sur le 4ème rue Limete et spécialisée dans la fabrication de la farine de froment lancent un S.O.S. Cette société a qui récemment lancé ses activités , se trouve aujourd’hui dans une situation préoccupante. Elle risque de fermer. A la base, l’incident malheureux du mois d’août dernier, avec l’écroulement de l’un de ses silos. Et si l’on y prend garde, des milliers de familles vont être à la merci de la misère avec ces agents renvoyés.
Pour les agents interrogés sur place à Limete, le Gouvernement devrait s’impliquer afin de sauvegarder cette entreprise qui leur permet, aujourd’hui, de subsister et cela, le plus urgemment car il y a péril en la demeure. Ne voulant pas faire les choses à moitié, ils sont allés déposer un mémorandum, jeudi 13 septembre dernier, auprès de l’Honorable Toussaint Alonga qui, espèrent-ils, «pourra défendre leurs intérêts».
Rappelons qu’à la suite de l’effondrement de ce silo de froment de FAB Congo Sarl, 3 agents et une dame, voisine de l’usine sont décédés. Sans crier gare, le 28 août dernier, une autre société concurrente est sortie du bois en empruntant des voies détournées pour porter, devant des autorités politico- administratives, des dénonciations calomnieuses contre FAB Congo Sarl.
Profitant de l’émotion que cet accident allait provoquer dans le milieu judiciaire, et même au sein de l’opinion, cette société concurrente à FAB Congo Sarl œuvrerait en sous mains pour que cette dernière mette définitivement la clé sous le paillasson.
Retour au monopole
A en croire les mêmes agents qui ont manifesté leur mécontentement au siège social de FAB Congo Sarl, jeudi 13 septembre, la démarche du concurrent de FAB Congo est en passe de réussir à cause de ‘‘l’instrumentalisation’’ des autorités judiciaires et politico-administratives. Elle vise la disparition pure et simple de cette société, pour qu’on revienne à la situation de quasi monopole.
Or, après cet accident malheureux, malgré sa police d’assurance internationale, FAB Congo Sarl a pris en charge tous les blessés et organiser des obsèques dignes pour ceux qui sont morts dans cet accident.
Notons que les pourparlers sont en cours entre les parties pour régulariser la question d’indemnisation des familles de victimes, dont certaines ont déjà été indemnisées.
Malgré ces efforts et cette bonne volonté, nous apprenons des sources dignes de foi qu’alors que le Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a déjà ouvert une information judiciaire en bonne et due forme pour cerner les vraies causes de cet accident, cinq cadres de FAB Congo sont incarcérés au Centre de rééducation pénitentiaire de Kinshasa/Makala en attendant l’expulsion de la dizaine d’agents expatriés. Leur seul tort c’est d’appartenir à la famille du gérant statutaire, M. Zacharie qui, lui, a déjà été expulsé il y’a quelques jours pour empêcher la reprise des activités de FAB Congo.
Ces tireurs de ficelle chercheraient à ‘‘instrumentaliser’’ la justice congolaise pour arriver à la cessation définitive des activités de cette société. A la clé, un investissement de plusieurs dizaine de millions de dollars partie en fumée, la perte d’emplois de nombreux agents et l’accentuation de la misère de 1.200 familles dont la situation sociale est déjà précaire. Au final, le retour à la situation de quasi monopole qui permet à cette entreprise de faire la loi sur le marché et au détriment de la population congolaise.
Réduits au chômage forcé, les agents de FAB ne savent où aller et lancent, en dernier ressort, un cri de cœur en direction du Gouvernement. Ils ne comprennent pas que le Gouvernement puisse sacrifier plus de 1.200 familles pour faire plaisir à un sujet expatrié.
Les agents de FAB dont la situation sociale est devenue plus que précaire, lancent donc un cri de cœur pour le retour du gérant statutaire Zacharie et à la reprise des activités de leur société. Non sans demander aussi la libération de tous ceux qui ont été injustement incarcérés à Makala.
Les responsables de FAB Congo expulsés, «qui va alors indemniser les autres victimes», s’interrogent ces mêmes agents. Dossier à suivre.
Jules Ntambwe

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