Elections : la Société civile s’adresse aux candidats

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L’observatoire de la Société civile pour le suivi du dialogue et de la transition en République démocratique du Congo (OSSDF-Rdc), le Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP) ont organisé, le vendredi 07 décembre courant à Kinshasa, une matinée ouverte. Cette activité ayant réuni des délégués de différentes organisations de la Société civile, a tourné autour d’un thème : « Rdc, quel avenir après les élections ? ».

Au terme de cette matinée ouverte, les participants ont produit et rendu public un document intitulé: l’appel de Kinshasa à une mobilisation citoyenne pour des élections réussies et pour un avenir social promoteur. Dans ce document, les délégués de la Société civile ont exprimé leur volonté et leur détermination « à œuvrer et à lutter pour que les élections du 23 décembre 2018 augurent une nouvelle ère de progrès social, de dignité, de cohésion nationale et de paix ».

Ils se sont dits déterminés à œuvrer davantage pour la cohésion nationale, l’amélioration des conditions sociales des Congolais, la consolidation de la démocratie, de la paix et de l’État de droit en Rdc. Notamment, à travers un processus électoral crédible, apaisé, transparent et réussi.

A cet effet, les délégués de la Société civile appellent à tous les candidats Président de la République, d’abord, à prendre en considération la misère et la souffrance de la population, en présentant clairement leurs approches et stratégies pour améliorer de manière durable les conditions sociales des Congolaises et Congolais.

Mais aussi, de vulgariser leurs projets de société et programmes d’action en termes clairs, accessibles à tous, dans les quatre langues nationales ; de privilégier des discours qui promeuvent l’unité et la cohésion nationales ; de s’assurer de disposer un nombre importants de témoins accrédités par la CENI pouvant couvrir l’ensemble des bureaux de vote repartis sur le territoire national ; et de se rappeler que la République démocratique du Congo est un Etat laïc dont ils auront, une fois élus, l’obligation d’en défendre la caractéristique.

Aux candidats à la députation nationale et provinciale, les délégués de la Société civile recommandent d’éviter des discours démagogiques avec des promesses fallacieuses dont la réalisation ne dépend pas de l’action d’un député ; de présenter clairement, dans leurs discours et affiches de campagne, leur appartenance politique ; de renforcer l’éducation civique et électorale de leurs militants et sympathisants ; et de faire accréditer un nombre suffisant des témoins.

Ils invitent, en outre, la Commission électorale nationale indépendante à renforcer sa communication en utilisant un langage et des outils facilement compréhensibles par le commun de mortels. Mzis aussi, à renforcer la sensibilisation sur l’utilisation de la machine à voter jusqu’au jour Elections : la Société civile s’adresse aux candidats

Dans le cadre de l’observatoire de la Société civile pour le suivi du dialogue et de la transition en République démocratique du Congo (OSSDF-Rdc), le Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP) a organisé, le vendredi 07 décembre courant à Kinshasa, une matinée ouverte. Cette activité ayant réuni des délégués de différentes organisations de la Société civile, a gravité autour d’un thème : « Rdc, quel avenir après les élections ? ».

A l’issue de laquelle, les participants ont produit et publié un document intitulé: l’appel de Kinshasa à une mobilisation citoyenne pour des élections réussies et pour un avenir social promoteur. Dans ce document, les délégués de la Société civile ont exprimé leur volonté et détermination « à œuvrer et lutter pour que les élections du 23 décembre 2018 augurent une nouvelle ère de progrès social, de dignité, de cohésion nationale et de paix ».

Ils se sont dits déterminés à œuvrer davantage pour la cohésion nationale, l’amélioration des conditions sociales des Congolais, la consolidation de la démocratie, de la paix et de l’Etat de droit en Rdc. Notamment, à travers un processus électoral crédible, apaisé, transparent et réussi.

A cet effet, les délégués de la Société civile appellent à tous les candidats Président de la République, d’abord, à prendre en considération la misère et la souffrance de la population, en présentant clairement leurs approches et stratégies pour améliorer de manière durable les conditions sociales des congolaises et congolais.

Mais aussi, de vulgariser leurs projets de société et programmes d’action en termes clairs, accessibles à tous, dans les quatre langues nationales ; de privilégier des discours qui promeuvent l’unité et la cohésion nationales ; de se rassurer d’avoir un nombre importants des témoins accrédités par la CENI pouvant couvrir l’ensemble des bureaux de vote repartis sur le territoire national ; et de se rappeler que la République démocratique du Congo est un Etat laïc dont ils auront, une fois élus, l’obligation d’en défendre la caractéristique.

Aux candidats à la députation nationale et provinciale, les délégués de la Société civile recommandent d’éviter des discours démagogiques avec des promesses fallacieuses dont la réalisation ne dépend pas de l’action d’un député ; de présenter clairement, dans leurs discours et affiches de campagne, leur appartenance politique ; de renforcer l’éducation civique et électorale de leurs militants et sympathisants ; et de faire accréditer un nombre suffisant de témoins.

Ils invitent en outre la Commission électorale nationale indépendante à renforcer sa communication en utilisant un langage et des outils facilement compréhensibles par le commun de mortels. Mais aussi à renforcer la sensibilisation sur l’utilisation de la machine à voter jusqu’au jour du vote ; à accélérer et allonger le délai d’accréditation des observateurs ; et tenir compte des rumeurs grandissantes et à apporter à chaque moment des éclaircissements pour éviter la démobilisation de l’électorat ; ainsi qu’à mettre en place des dispositifs devant favoriser le vote des personnes avec handicap.

Le Gouvernement appelé à éviter la rupture de fonds à la CENI

Les délégués de la Société recommandent également au Gouvernement de la République à doter la CENI des moyens financiers nécessaires pour éviter la rupture de fonds ; de garantir la sécurité des candidats et des électeurs sur l’ensemble du territoire et particulièrement dans les zones en conflits ; de favoriser la présence des observateurs internationaux aussi bien africains qu’occidentaux ; libérer l’espace des libertés d’expression et des droits humains ; et d’éviter l’utilisation des moyens de l’État pour la campagne électorale des candidats du FCC.

Aux partenaires à la coopération, ils les appellent à soutenir le peuple congolais dans ce moment crucial de l’alternance tant souhaitée ; et à renforcer l’appui aux organisations de la société civile impliquées dans la promotion de la démocratie et luttant contre la pauvreté.

Ils ont aussi recommandé à leurs mouvements et forces de la Société civile à renforcer la veille et la vigilance pour éviter le dérapage des élections, ainsi que la mobilisation de l’électorat et l’éducation électorale de la population ; à affirmer la neutralité et l’autonomie de leurs organisations face aux courants politiques de tous bords ; et à se préparer à suivre, après les élections, la réalisation des promesses des candidats durant la campagne.

Et aux organisations sœurs de la Société civile à travers le monde, à soutenir les organisations de la société civile congolaise dans leurs efforts pour des élections réussies ; et à relayer d’avantages les revendications de la société civile congolaise afin qu’elles soient entendues à tous les niveaux.

Signalons par ailleurs que ces recommandations de la Société civile ont été formulées au regard de l’analyse du contexte global actuel en Rdc, faite par ses délégués, notamment, sur les plans politique, social et économique. Lequel contexte, selon eux, est marqué par la campagne électorale en cours (politique), émaillée de divers conflits ; la précarité et les mauvaises conditions sociales et économiques auxquelles font face les populations congolaises.

Des inquiétudes de la Société civile

Ces délégués de la Société civile ont, à cet effet, exprimé plusieurs inquiétudes. Parmi lesquelles, Ils constatent d’abord que les différents candidats à l’élection présidentielle, encore en course, parlent plus d’eux-mêmes, se contentent de drainer des foules, mais déclinent peu, dans leurs discours, leurs approches et stratégies pour améliorer durablement les conditions sociales des populations.

Aussi, la liste de plus de 30.000 candidats aux élections législatives nationales et provinciales, sur l’ensemble du pays, est caractérisée par un grand nombre de personnes dont le profil appelle à interrogations. Les programmes et projets politiques des candidats demeurent trop théoriques, académiques, en français et moins connus par les électeurs.

Et beaucoup d’électeurs ne connaissent pas encore la machine à voter et demeurent encore moins confiants en cette nouvelle technologie imposée par la CENI. De l’autre côté, les organisations de la société civile, faute de moyens financiers, s’impliquent peu dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation électorales et ne disposent pas encore d’un nombre important d’observateurs capables de couvrir les 75.000 bureaux de votes. Surtout que la CENI se plaint du fait que les partis politiques n’ont pas encore mandaté un nombre important de témoins.

La Société civile s’inquiète aussi de la résurgence de la maladie à virus Ebola et les incursions intempestives des groupes armées qui risquent de perturber les opérations de vote dans la partie Est du pays en général et dans la région de Beni en particulier. Elle estime également que la chaine de télévision nationale (RTNC) se comporte comme un média à la solde du Front Commun pour le Congo et ignore carrément les autres candidats de l’Opposition.

« Les autres candidats se plaignent du traitement de faveur accordé au candidat du FCC consacrant ainsi de la discrimination entre candidats Les autres candidats se plaignent du fait que celui du Pouvoir bénéficie des traitements de faveurs discriminatoires », expliquent les délégués de la Société civile.

Ils dénoncent le manque de consensus entre parties prenantes autour de 6 millions de cartes d’électeur sans empreintes digitales et sur la machine à voter. Ils regrettent aussi la non prise en compte des personnes avec handicap dans le dispositif électoral (isoloirs non appropriés, machines à voter sans option de braille pour les aveugles, etc.)

Ils fustigent le fait qu’en lieu et place de la CENI, ce sont les autorités qui se prononcent sur la nature d’observateurs pour les élections du 23 décembre 2018. Et ils constatent que le candidat Président de la République du Front commun pour le Congo reste sous le coup des sanctions de l’Union européenne.
Jules Ntambwe

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