Pour des élections apaisées en 2018 : 90 organisations de la société civile exigent le retour des exilés politiques

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Elections apaisées et crédibles en 2018. C’est tout ce que les congolaises et congolais attendent impatiemment dans les 4 mois qui restent. Sur ce, plus de 90 organisations de la société civile signataires de l’Accord du 31 décembre 2016 se joignent à l’appel de la CENCO qui prône la paix et l’inclusivité au processus électoral en cours. Dans une déclaration lue, ce jeudi 23 août 2018, par M. l’Abbé Alain Nzadi-a-Nzadi, Directeur du Centre d’étude pour l’action sociale (CEPAS), ces OSC recommandent vivement la mise en œuvre du chapitre V de l’Accord du 31 décembre 2018 relatif aux mesures de décrispation restées en souffrance.  A l’occurrence, la cessation des poursuites que d’aucuns qualifient de politiquement motivées contre certaines Opposants et  la libération des prisonniers politiques emblématiques comme le recommande cet Accord.

En effet, ces OSC fustigent énergiquement les propos des certains ténors de la Majorité présidentielle appelant à l’invalidation de certains candidats à l’élection présidentielle.

‘’Une telle option ne serait pas de nature à favoriser la réconciliation nationale et l’organisation des élections inclusives et apaisées’’, précisent-ils.

Contre certains propos fanatiques, les OSC soulignent que la décision de Joseph Kabila de ne pas se présenter à sa propre succession n’est ni héroïque, ni un fait de prince. Par contre, elle s’inscrit simplement dans l’esprit de la Constitution de la République et de l’Accord politique de la Saint-sylvestre dont certains point sont déjà appliqués, quoique, malheureusement, de manière sélective.

Très déterminées, ces OSC maintiennent également leur pression à tout mettre en œuvre pour que les élections paisibles, crédibles, libres, transparentes et inclusives aient lieu le 23 décembre 2018 afin de consacrer la première alternance démocratique pacifique de l’histoire de la République Démocratique du Congo. D’où, elles exigent le retour des exilés politiques au pays et la libération des prisonniers d’opinion ; la publication, sans tarder, par la CENI, dans les formats accessibles aux populations, de la cartographie des bureaux de vote avec le nombre d’électeurs y inscrits afin de rassurer toutes les parties prenantes ainsi que la liste provisoire générale des électeurs, la liste des personnes radiées et celle des cas irréguliers décélés.

Enfin, elles continuent à attirer l’attention à toutes les parties prenantes au processus électoral et de tous les partenaires extérieurs sur les signaux rouges. Notamment, l’absence de consensus, prémices probables de contestation à venir, entre la CENI et un grand nombre de parties prenantes en ce qui concerne l’utilisation de la machine à voter ; le non traitement des 16,6% des cas irréguliers dans le fichiers électoral relevé par l’audit  de l’organisation internationale de la Francophonie ; l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire, de la police, de l’armée et des services de sécurité à des fins partisanes et de répression de la population et des adversaires politiques etc.

Jules Ntambwe

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