Course pour le gouvernorat de Kinshasa : plusieurs candidats et leurs proches excellent en injures, coup-bas, corruptions…

0

Si tous disciples de Machiavel et autres vertébrés du marigot politique savent que sur ce ring-là (celle de la politique ndlr) on ne se fait pas de cadeau, il est pourtant évident que tout sur l’agora politique devrait être fait, même machiavéliquement, avec décence.

Pourtant, à voir le spectacle qu’offrent plusieurs candidats en lice pour le Gouvernorat de Kinshasa, le mot évoqué semble relégué au dernier plan. Coup bas de toutes sortes, injures, infox sur les réseaux sociaux, tel est qualifié de pédé, tel autre de féticheur, un autre d’assasin sans âme, d’escroc, et la liste des titres peu élogieux n’est pas à sa fin. Loin de là, elle n’est qu’au début. Cela, à l’heure de l’impérieuse nécessité de la moralisation de la classe politique congolaise, laisse sans voix bien d’âmes pour qui le spectacle devient quasiment insupportable.

L’attrait du pouvoir exercé jusque-là par Kimbuta superbement satanisé, à tort ou à raison, paraît avoir pris le dessus sur l’élégance d’une lutte démocratique. Et, avec cette descente aux enfers, le laisser-aller des réseaux sociaux, le décor est plus reprouvable surtout avec le manque d’éthique et de déontologie de certains sites internet qui se veulent des organes de presse où des gratte-papier noircissent de leurs plumes des pages avec doigté et professionalisme. 7 candidats, pour rappel, sont en lice pour les élections prévues ce 10 avril. Au-delà des insultes et il faudra, comme pour achever le tableau chef-d’oeuvre à exposer le diable sait certainement où, il faut capturer l’image de la corruption en gestation. Car, secret de polichinelle, même si la politique a primé sur tout quant à cette problématique, Députés provinciaux, membres du bureau de l’Assemblée provinciale, n’ont de cesse d’être vus ensemble le jour comme la nuit. Au nom de la morale politique, même si le bénéfice du doute perdure, ces têtes-à-têtes s’ils étaient amicales ne pouvaient-ils pas attendre l’après vote. La campagne est déterminée du 6 au 8 avril. Soit! A chacun certes ses conclusions mais les plus pragmatiques entendent dans l’air de Kinshasa la phrase  »silence on corrompt » et sa réplique ;  »corrompez en paix ». Rideaux

Danny Ngubaa

Partagez.

Laisser un commentaire