Coronavirus : le monde à l’arrêt (Tribune de Me Ronsard MAKONZO)

0

L’année 2020 restera gravée en lettres d’or dans nos cœurs. Et ce, non pas parce que les hommes et les femmes de notre temps en ont décidé ainsi, mais parce qu’un minuscule virus de la COVID-19 a pris la commande de nos vies. Identifié à Wuhan, en Chine, il s’est propagé dans tous les pays du monde, à quelques exceptions près.

À cause de lui, le monde est à l’arrêt. Ce virus, qui était vu comme une simple grippe chinoise, est devenu un problème de santé mondiale. Partout où il dicte sa loi, les ravages sont considérables.

1. Les États face au Coronavirus

À ce jour, le nombre de morts se compte selon les États, les continents.

Les interventions et les secours en faveur des personnes infectées dépendent d’un État à un autre.

Les uns ont décidé à temps, les autres ont rêvé, minimisé l’expansion de cet ennemi invisible.

Au point que certains gouvernants ont essuyé les critiques de leurs citoyens pour n’avoir pas décidé à temps.

Les peuples de différents pays ont fait l’expérience d’un ordre social troublé. Ceci est d’autant plus normal en ce que « l’ordre social est un droit sacré, qui sert de base à tous les autres»

En fait, l’imprévisibilité de la COVID-19 a troublé tout le monde.

Dans une telle situation, « le décideur peut ne pas savoir comment « prendre » le problème, c’est-à-dire comment l’analyser, décrire les décisions alternatives et leurs conséquences, mesurer la portée de ses actes » .

Il nous faut avouer que le Coronavirus nous a tous mis à genoux. L’homme a fait l’expérience de sa finitude. Coronavirus, n’est-ce pas une guerre sanitaire ?

2. La guerre sanitaire

Avant cette pandémie, nous avons assisté à la montée des tensions à trois tracés : d’abord entre les États-Unis et la Corée du Nord, ensuite entre les États-Unis et la Chine et enfin entre les États-Unis et l’Iran.

De part et d’autre, l’on craignait une troisième guerre mondiale qui opposerait ces puissances précitées.

Les joutes langagières exacerbaient les tensions.

Personne, en tout cas jusqu’à preuve du contraire, n’imaginait le changement de décor, passant de conflit entre les États au conflit entre les États et une maladie à Coronavirus.

Nous sommes passés de menace de guerre entre les États à la menace sanitaire.

Sommes-nous en guerre ?

À cette question, nous répondons par l’affirmative. Nous sommes en pleine guerre mondiale sanitaire.

Les belligérants sont d’une part les États du monde entier et d’autre part, le Coronavirus ou la COVID-19.

Dans cette guerre asymétrique ne tiennent debout que les plus disciplinés, c’est-à-dire celles et ceux qui observent les mesures barrières édictées par l’OMS et relayées par les États comme le lavement des mains, la distanciation, l’hygiène respiratoire (en se couvrant la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir en cas de toux, t’éternuement), mais aussi et surtout celles et ceux qui ont un système immunitaire efficace.

La situation n’est pas encore maîtrisée même s’il est vrai que çà et là le nombre de décès et de cas en réanimation ne fait que diminuer. Et si l’homme pouvait devenir plus humble ?

Conclusion

Malgré le nombre important de laboratoires et de chercheurs, nous peinons à trouver un traitement efficace pour mettre hors d’état de nuire la COVID-19.

L’irruption de cet ennemi mondial, “ Coronavirus ”, nous a poussés à revenir sur nous-mêmes, sur ce que nous sommes comme humains et sur le monde où nous habitons.

Pendant toute cette bataille des États face à la maladie, les discours sur la croissance, la consommation, le profit ont perdu leur une.

L’homme est devenu le centre du discours mondial.

Encore faut-il que les hommes tirent des leçons au sortir de cette crise sanitaire afin de bâtir une humanité post-coronavirus plus humaniste et respectueuse de l’environnement.

Partagez.

Laisser un commentaire