Le réunion du Comité d’urgence pour le règlement sanitaire international, convoquée par le Directeur général de l’OMS, s’est tenue vendredi 12 avril 2019.

Le Comité d’urgence a conclu que l’épidémie d’Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et l’Ituri ne constituait pas une urgence de santé publique de portée internationale.

Toutefois,le Comité a exprimé sa profonde inquiétude quant à la récente augmentation de la transmission dans certaines zones, et du risque potentiel de propagation dans les pays voisins.

Le Comité a aussi salué les efforts des équipes de riposte du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, de l’Organisation mondiale de la santé et des partenaires pour contenir l’épidémie dans un environnement complexe et difficile.

Par ailleurs, le Comité a formulé les recommandations de santé publique suivantes :
-Aucune restriction de voyage ou de commerce international ne doit être imposée et le contrôle sanitaire (exit sreening) aux aéroports, ports et frontières terrestres reste une activité importante ;
-Redoubler d’efforts pour détecter les cas cas le plus tôt possible, identifier et suivre les contacts et assurer une couverture vaccinale maximale de tous les contacts et contacts des contacts;
-Accroître les efforts pour éviter la transmission nosocomiale et réduire le temps entre le début de la maladie et l’accès à des soins de santé de qualité dans les centres de traitement d’Ebola ;
-Accorder une attention particulière pour répondre à l’augmentation du nombre de cas dans les épicentres restants notamment Butembo, Katwa, Vuhovi et Mandima ;
-Identifier, cibler et garantir le dialogue et la participation communautaire communautaire, l’implication des guérisseurs traditionnels et toute autre technique pour renforcer et élargir l’acceptation par la communauté ;
-Mettre en œuvre les dernières recommandations du Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS (SAGE) quant à la stratégie de vaccination, c’est-à-dire l’inclusion des femmes enceintes et des enfants de moins d’un an dans la stratégie de vaccination en ceinture ;
-La sécurité des acteurs de la riposte doit être une priorité, tout en évitant la sécurisation des interventions ;
-Compte tenu du risque très élevé de propagation régionale, les pays voisins doivent continuer à accélérer leurs efforts de préparation et de surveillance, y comprise la vaccination des prestataires de soins de première ligne.

Fabrice Ngima

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