La bonne gouvernance des ressources de la République démocratique du Congo reste l’apanage de chaque congolais qui désire le développement de son pays. Conscient de son apport à cette bonne gouvernance, Augustin Wanga Mubu, Inspecteur général des postes diplomatiques et consulaire, a organisé, le vendredi 15 mars 2019, au salon rouge du ministère des Affaires Étrangères, une conférence-débat à l’intention des cadres et agents de l’inspection, Postes diplomatiques et Consulaires du Ministère des Affaires Étrangères et intégration régionale sur ‘’Contrôle d’une mission diplomatique et consulaire’’.

Intervenant au cours de cette conférence, l’inspecteur général des finances, chargé des recettes, M. Kabongo a rappelé aux inspecteurs leurs tâches régaliennes qui sont celles de vérifier et dépouiller des rapports comptables provenant des missions diplomatiques et postes consulaires de la République démocratique du Congo. Cela pour assurer le bon fonctionnement et la gestion des Ambassades et consulats de la RDC qui sont, entre autres, des Entreprises de l’État congolais.

Pour l’inspecteur général Kabongo, cette conférence prône la bonne gouvernance des ressources de l’État tant au pays qu’au niveau des représentations du pays à l’extérieur dans les Ambassades et consulats et partout où l’intérêt de la RDC se présente. Et, c’est ça, d’après lui, la bonne gouvernance des ressources du trésor affecté à la gestion des Ambassades et consulats. Sans nul doute, l’inspection générale est la cheville ouvrière qui contrôle, gère et supervise toutes les missions de contrôle des ambassades et consulats. Et, cette mission, insiste-t-il, doit être régulière pour assurer le bon fonctionnement des Ambassades et consulats sur tous les plans.

Pour ce faire, l’inspecteur général Augustin Wanga a souligné que cette conférence de renforcement des capacités conduit l’inspection général à assainir les missions diplomatiques. Cela, pour influencer,pour pousser les chefs des missions diplomatiques (les comptables et gestionnaires des missions diplomatiques) à revoir leur façon de gérer qui est la résultante des contrôles que les inspecteurs mènent pour essayer, sur le plan pédagogique, de corriger certaines irrégularités à éviter en amont afin qu’en aval l’on puisse assainir la gestion de ces missions pour aller vers le développement de celles-ci.

Spécialités

Très détaillée, l’intervention de l’inspecteur général Kabongo a permis aux inspecteurs de se remémorer les grandes lignes de leurs missions face aux comptables des ambassades et des consulats.

Au fond, il est demandé aux inspecteurs en misions d’avoir, entre autre, le courage et la volonté de bien faire son travail. C’est-à-dire que dès son arrivée sur le terrain, l’inspecteur doit identifier tous les documents comptables afin de faire le procès-verbal de la situation de caisse. Et, cela doit être certifié par l’inspecteur et contresigné par le comptable. Après le PV, l’inspecteur fait la note du commencement du travail proprement dit. Pour ce faire, tous les excédents et déficits doivent être comptabilisés pour une meilleure traçabilité des finances. A ce stade, le comptable livre tous les archives du livre de la caisse et du paiement des diplomates à l’inspecteur. Ensuite, le comptable devra se prononcer sur la véracité de différences qui seront constatées par l’inspecteur.

A la fin de l’opération, l’inspecteur établi la feuille d’observation définitive qui ne sera pas entachée des doutes du comptable. Car, le gros du travail de l’inspecteur, souligne M. Kabongo, réside dans l’établissement de la situation de la caisse.

D’autres charges

Outre le contrôle des finances, l’inspecteur doit veiller également sur les dépenses des meubles et immeubles des Ambassades et consulats de la RDC. C’est ce que l’on appelle le contrôle de matière. Car, l’inspection protège les patrimoines de l’État congolais. C’est-à-dire, les Ambassades font partie des entreprises de l’État congolais. D’où, les inspecteurs du ministère des Affaires Étrangères doivent contrôler toutes opérations financières des Ambassades de la RDC.

Conflit de subordination

Il sied de souligner qu’il s’avère un contraste de compétence entre le ministère des Affaires Étrangères et celui des finances. D’après le législateur, les comptables publics viennent du ministère des finances. Mais, dommage, ils sont contrôlés par les inspecteurs du ministère des Affaires Étrangères. C’est ce qui pose un problème sur les sanctions qui peuvent survenir sur ces comptables. Une réalité qu’il faut revoir d’après l’inspecteur Général Augustin Wanga qui tient à la bonne gouvernance des ressources financières affectées aux Ambassades et consulats.

Jules Ntambwe

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