58 ANS D’AGE ET 40 ANS DE SCENE INEGALEE, MBILIA BEL prépare sa retraite musicale !

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‘‘C’est avec une joie débordante que je vous annonce la sortie mondiale de mon dernier album « Signature 8646’’. C’est le dernier disque de ma carrière d’artiste. Je vous assure qu’il est le plus grand album  de toute ma vie musicale’’. Telle est la  déclaration de la grande chanteuse RD Congolaise, Mbilia Bel, à la veille de son anniversaire de naissance. La Cléopâtre de la musique africaine, rappelle-t-on, est née un certain 10 janvier 1959.

Depuis Brazzaville la verte, où elle a élu domicile, l’ex-diva d’Afrisa international, a annoncé ouvertement, à votre magazine,  qu’elle s’approche lentement mais sûrement de la fin de sa carrière musicale.

Pour Mbilia Bel, il est temps de laisser la place à la nouvelle génération  de chanteuses qui devra prendre la  relève, et surtout conduire avec ardeur  cette musique congolaise  qui a fait d’elle une référence des meilleures voix féminines africaines. Cependant, la chanteuse reste ouverte et disponible pour encadrer et orienter  la jeunesse montante à qui elle souhaite une bonne chance et surtout,  invite  à travailler avec amour, passion,  humilité et patience pour acquérir les meilleurs résultats. C’est-à-dire : le succès et l’élévation.

Cette grande diva à la taille de la guitare acoustique n’a pas avancé les vraies raisons de sa retraite après 40 ans de carrière glorieuse.

Ce qui est surprenant, la belle  Mbilia ne s’est pas encore retirée totalement de la scène parce qu’elle doit honorer quelques derniers engagements des productions que son manager avait signés bien avant la prise de sa décision.

Pour la chanteuse, 2017 est une année qui consacre la fin d’une carrière d’honneur.   Elle ne sera plus régulière  sur le plan discographique et scénique.  Les admirateurs de la bonne musique doivent, désormais, se contenter de son riche répertoire qui renferme des chansons mémorables.

Toutefois, la grande Diva manifeste sa gratitude à travers un nouvel album  considéré comme le dernier cadeau à ses nombreux fanatiques avant de quitter définitivement la scène.

La dernière « Signature » de la Diva ! 

En effet, «Signature  8646 » est le titre phare de cette dernière œuvre musicale qu’elle vient de signer sur le marché du disque africain en guise de reconnaissance aux publics africains. ‘‘ « Signature » est mon cadeau précieux que j’offre à tous les fanatiques qui m’ont soutenue et  m’ont fait  confiance durant toute ma carrière musicale jusqu’à nos jours. C’est un album à prendre au sérieux’’, dixit la chanteuse congolaise.

Toutes les batteries ont été mises en marche par son producteur- Manager Brazzavillois, Claudrick MIERE, afin que la distribution et la promotion  soient à la hauteur de cette œuvre marquant le jubilé d’Or de l’une des doyennes chanteuses du continent.

Sur le plan artistique, «Signature 8646» regorge d’une potentialité énorme avec une diversité de styles musicaux. La Diva a donné le meilleur d’elle, afin que les mélomanes savourent avec délicatesse sa dernière sauce magique. Elle promet une œuvre de valeur et de haute dimension artistique, dont la particularité reste les thèmes et mélopées succulentes.

A travers sa voix sensuelle, Mbilia Bel a travaillé dur dans le but de laisser une œuvre puissante avec des mélodies inouïes qui resteront à jamais gravées dans les annales de la musique africaine. Chanteuse au talent pointu, elle tient à quitter avec honneur cette profession qu’elle a exercée avec ferveur, passion et beaucoup d’abnégation. Classée dans le rang des chanteuses afro-optimistes, Mbilia Bel se distingue aussi par des thématiques, dont les notes sont loin d’être  démoralisantes.

A travers l’art, elle transfigure la tristesse par sa voix angélique inégalable et sa musique complexe. Mais facile à retenir. C’est au creux de l’oreille que la belle kinoise dépose sa musique. A la manière d’une amoureuse, la Cléopâtre susurre d’une voix suave des textes poétiques et engagés. Car, il ne faut pas se tromper, Mbilia Bel n’est pas simple. Si elle cultive la complexité, c’est pour mieux vous emmener dans son univers. Sensualité et militantisme. L’ancienne chanteuse du groupe Afrisa de Tabu Ley délivre des messages militants sur des mélodies envoûtantes.

40 ans de scène inégalée !

1976- 2017 : cela fait exactement 41 ans que l’artiste a pris l’engagement de sacrifier sa jeunesse pour l’émergence de la musique congolaise.

De son vrai nom, Marie-Claire MBOYO MOSEKA, Mbilia Bel a un parcours riche et frénétique, qui fait d’elle une référence des voix féminines de la génération actuelle de chanteuses. Née le 10 février 1959, elle est l’une des premières artistes africaines à être reconnue sur le plan mondial.

Sa carrière musicale commence à l`âge de 17 ans lorsqu’elle intégra le groupe d’Abeti Masikini et, ensuite, celui de Sam Mangwana.

Son aura artistique explosera aux côtés de Tabu Ley, en 1981, et se révélera ainsi au grand public et fans de « Afrisa International ».

En ce qui concerne la discographie, elle a réussi sa première chanson « Mpeve Ya Longo » qui veut dire « Saint Esprit »,  en Kikongo, en 1982. Cette chanson émouvante racontait les abus d`un époux envers sa femme. C’est ainsi que son avenir va éclairer, sous l’encadrement du Seigneur Ley, qui lui offrira l’opportunité de réaliser son premier album « Eswi yo wapi », sorti en 1983 et qui avait connu un succès phénoménal. Dans ce récital, Tabu  Ley et Mbilia ont composé le plus  beau et premier duo de la musique fiesta. Ses chansons « Mobali na ngai wana » et bien d`autres sont des tubes appréciés et très écoutés partout.

En 1987, la diva claque la porte de l’Afrisa International et entame une carrière solo. Elle commence à enregistrer avec un producteur gabonais, à Libreville, puis elle rejoint le guitariste Rigo « star » à Paris, avec qui elle sort les albums suivants: « Phénomène », « Yalowa », « Désolé », « Exploration ». Après quelques années de trêves, Mbilia Bel va refaire surface avec son opus « Welcome back » pour prouver une fois de plus qu’elle est toujours une diva.

Toujours imitée mais jamais égalée, l’ex-protégée de Tabu Ley a réussi à tailler son chemin dans le roc jusqu’à s’imposer dans l’arène musicale. Et cela grâce à ses œuvres haute facture qui ont marqué les esprits. Parmi lesquelles, on retrouve « Eswi Yo Wapi » en 1983 ; « Faux Pas » en 1984 ; « Loyenghe » et « Boyaye » en 1984 ; « Keyna » et «Ba Gérants Ya Mabala Paka Wewe» ; «Beyanga » en 1986 ; «Contre Ma Volonté » en 1987 ; «Phénomène » en 1988 ; « Bameli Soyi » et « Désolé » en 1991 ; « Ironie » en 1993 ; « Yalowa » et « Exploration » en 1997;1999: « 8/10/Benedicta » en 1999 ; « Welcome » en 2001 ; « Boya ye » en 2003 ; « Bellissima » en 2004 ; « Queen » en 2011 ; « Panthéon » 2013 ; « Royaume » en 2014.

Après 40 ans de vie musicale, celle que la presse a baptisé la « Cléopâtre de la rumba » demeure une unité de mesure pour la génération montante  en RDC et en Afrique. Bravo l’’artiste !

Jordache Diala

 

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